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Maxirace 2018 – Maxi 3eme place

La MaxiRace est pour moi une superbe épreuve du calendrier français. Tous les formats sont proposés et le niveau sur les différentes courses est toujours très compétitif.

C’est toujours un plaisir de venir ici que cela soit en course de prépa ou en objectif. Cela permet de réellement de se situer.

J’ai déjà couru 4 fois ici, deux fois la Marathon Race ( 22eme en 2012 et 5èmeen 2015) et deux fois la XL Race (2een 2014, 2een 2016) je connais vraiment bien le parcours et ses difficultés.

XL race 2016. Mollets bien affutés. Sebastien Chaigneau // Diego Pazos

En début d’année, je n’avais pas forcement prévu de venir, mais après un hiver studieux à l’entraiment il fallait que je me relance après l’épisode Ecotrail. J’ai donc voulu decourvir le format 85km de cette Maxirace.

La prépa.

Après l’Ecotrail, la motivation a été difficile à retrouver. L’hiver a été rude cette année et a laissé des traces.

C’est finalement le Marathon de Paris qui m’a remis le pied à l’étrier.

J’ai récupéré un dossard et un ami (Pierre) qui vise un sub 2h40 m’a demandé de courir avec lui. Je ne devais faire que 30km à ses côtés car j’avais vraiment été light niveau entrainement les semaines précédentes et puis finalement nous sommes allés au bout en 2h39. Un bel entrainement sous le soleil et une ambiance magnifique.

Marathon de Paris 2018. Pacer. 2h40.

Le moral est revenu et l’envie de s’entrainer avec. Les séances s’enchainent à nouveau, pas mal de vélo et des entrainements de qualité.

Le 29 avril, je prends part au Triathlon de Cannes avec la Team Polar. Une belle expérience mais surtout un bel effort de plus de 5h sans pression et sans me mettre dans le rouge. Un bon weekend sous le soleil de la côte d’azur.

Triathlon de Cannes avec la Team Polar

Le 6 mai, direction l’île de beauté pour le Trail Napoléon. 43km et 1700d+ au programme autour d’Ajaccio et les îles sanguinaires.

Une course bien relevée avec deux coureurs insulaires très fort au départ: Lambert Santelli (Top 10 templiers, Marathon du Mt Blanc) et Guillaume Peretti (Recordman GR20). Cette course sera une étape clé dans ma prépa pour la Maxirace, pour situer mon niveau mais aussi pour travailler physiquement 3 semaines avant la Maxirace.

Trail Napoleon 42k/1700d+ Avec Guillaume Peretti

La course est effectivement très compétitive et engagée. Aucun moment de répit sur un parcours exceptionnel et une orga au top. Je gagne finalement mais je me suis donné pour aller la chercher. De bon augure pour la suite, la forme est là. Je reste une semaine en Corse pour enchainer un dernier cycle d’entrainement, un peu de relâche une semaine avant la Maxirace et direction Annecy.

Comme toujours un coup d’œil sur la liste des favoris avant la course. Un beau plateau annoncé, 13 coureurs avec une côte Itra de plus de 800. Ce n’est pas le plateau des championnats du monde mais cela devrait bien batailler tout de même.

Liste des favoris Maxirace 2018

Vendredi 25 mai arrivée sur Annecy, dossard récupéré, petite balade sur le village de la course histoire de s’imprégner un peu de la douceur des environs, un petit coucou à Compressport un de mes partenaires présent sur le village et il est temps de se préparer pour la course.

Samedi 26 mai. 5.00. Départ de la Maxirace.

1ere partie montée du Semnoz. 18km 1200D+, on se retrouve rapidement à 6 dès les premières rampes.

La montée est assumée par Jordi Gamito. Un solide espagnol du Team Compressport avec un palmarès impressionnant notamment un TOP 10 magistral à l’UTMB 2017. On reste groupé derrière lui. Le rythme est bon mais je suis vraiment à l’aise. Je me résonne pour ne pas prendre les devants. Finalement les kilomètres s’enchainent assez vite et nous sortons de la foret pour aborder la dernière rampe et atteindre le sommet. Je prends cette fois les devants pour arriver au ravito sans être gêné.

Levé du soleil au Semnoz

Comme d’habitude le Semnoz au petit matin offre un point de vue exceptionnel, beaucoup de monde est présent pour encourager.

Je n’ai pas d’assistance à ce ravito mais finalement c’est mieux, je remplis mes flasks j’ajoute un stick de boisson Ergysport et c’est reparti. Je suis même plus rapide que les autres coureurs et repars avec une trentaine de secondes d’avance.

Dans la descente je temporise un peu, Jordi Gamito revient sur moi avec Germain Grangier. L’espagnol appuie l’allure et descend vraiment fort, nous restons prudents et à distance avec Germain.

 

Les kilomètres s’enchainent bien, je suis à l’aise et prends mon rythme. Je reviens  sur l’espagnol dans le col de la Cochette et le passe. Il revient sur moi dans la descente. Puis je le relâche une nouvelle fois.

Finalement j’arrive à Doussard avec 2/3 minutes d’avance. Nous sommes à mi course. Nous avons fait 42km et 2500D+. Je suis bien, pas entamé et un peu surpris de me retrouver en tête de la course à ce stade.  Mais c’est loin d’être joué. La deuxième partie de course est terrible, beaucoup plus alpine avec des pentes très raides un peu moins à mon avantage. Mais je suis motivé comme jamais et concentré sur ma course.

Ravito express avec mon assistance de choc (Merci les sœurs Aubriottes ;)), je prends mes bâtons et c’est parti direction le col de la Forclaz puis le Pas de l’Aulp. Je monte à un bon rythme mais sans forcer. Les jambes ne sont plus aussi fraiches que dans le Semnoz mais ca déroule bien quand même.

La montée vers le Roc de l’Encrenaz est un peu plus dure, je ne suis pas à l’aise lorsqu’il faut marcher. Je temporise un peu et aperçois Jordi et Germain. Ils sont toujours à quelques minutes mais ils m’ont en ligne de mire, leur pas est engagé et ils ne semblent pas décidés à me laisser trop d’avance.

A ce moment je sais que la victoire va se jouer dans le Mt Baron. J’attaque la descente à bonne allure sans me livrer complètement en gardant des forces pour la dernière partie. Je déroule bien, je rattrape même des relais qui m’avaient déposé dans la dernière ascension.

J’arrive à Menthon toujours en tête avec 2/3minutes d’avance.

Motivé comme jamais, mon assistance est toujours là, ravito express et c’est reparti.

Le Mont Baron sera le juge de paix.

Cette dernière ascension est terrible. Les pentes sont très raides, sous une chaleur étouffante. Je perds mètre par mètre sur le duo. Germain revient sur moi au bout de quelques kilomètres. Il est à l’aise son pas est léger, il s’envole vers la victoire. Il me dit que l’espagnol n’est pas au mieux. Mais je ne suis pas au top non plus. On emprunte un nouvel itinéraire pour rejoindre le col des contrebandiers. Ce chemin est très raide et technique…

Coup de chaud, fatigue, pas à l’aise dans cette partie…  Jordi me passe également quelques minutes plus tard. Je ne peux rien faire je suis comme impuissant à ce moment.

Je retrouve mon pote Pierre qui est la pour m’encourager avant le Mont Veyrier, ca me fait plaisir de le voir mais je ne peux accélérer.

J’attaque la descente finale tant bien que mal et passe la ligne finalement 3ème.

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Les sentiments se mêlent. Je suis vraiment content car j’ai fait une course pleine et je n’ai pas grand chose à regretter mais j’aurais quand même bien aimé accrocher cette course. Les 10 derniers kilomètres ont été laborieux, il m’a manqué du jus et surtout Germain a été très fort.

La journée a été belle, la bataille fut intense, j’ai pris beaucoup de plaisir à courir aux avant postes.

Cette course est vraiment exceptionnelle et très exigeante physiquement. Elle valide tout un travail de début de saison, alors un grand merci à mon coach, Chavavite et tous ceux qui me soutiennent au quotidien!


Un peu de récup avant d’attaquer le programme estival !